Consultations Science and You(th) Fribourg - Présentation des expert-e-s

Lundi 11.5. 2020 débutera la consultation Science et You(th) Fribourg.  Six experts discuteront de 4 scénarios d'avenir avec 42 jeunes de Romont et de Fribourg.

Qui sont les expert-e-s qui discuteront avec vous lors de la consultation ? Faites la connaissance avec eux et découvrez ce qui les fait bouger.

 

Olivier Glassey

Oliver est notre expert en matière de Big Data et de applications de santé. Dans son scénario 2050, vous pouvez découvrir comment l'utilisation de ces applications pourrait changer notre vie quotidienne.

 

Quel a été ton premier pas dans la vie professionnelle ?

J'ai été assistant de recherche l'EPFL au sein d'un laboratoire qui s'intéressait à l’impact sur la société des innovations technologiques.

Que faites-tu aujourd'hui ?

Je suis sociologue, spécialiste des usages du numérique à l'Université de Lausanne et directeur du Musée de la Main UNIL-CHUV qui est un lieu de culture scientifique et médicale

Qu'est-ce qui est le plus cool dans ton travail ?

La partie de mon travail qui consiste à observer de nouvelles tendances et de partager l'objet de cette curiosité avec d'autres personnes.

Quels sont tes plus grands défis ?

Rester au courant des évolutions rapides des domaines qui touchent le numérique.

Quelles sont les questions sociales qui te intéressent le plus ?

Savoir quel monde nous sommes en train d’inventer avec les outils numériques que nous utilisons.  

Porträt von Oliver Glassay

Daniela Cerqui

Porträt von Daniela Cerqui

Daniela s'occupe de la technologie des cyborgs et du transhumanisme. Lisez son scénario passionnant.

 

Quel a été ton premier pas dans la vie professionnelle ?

Mes « vrais » premiers pas à la fin de mon doctorat à l'université: je suis allée passer quelques années dans le laboratoire de Kevin Warwick, le premier humain à s’être fait implanter une puce informatique connectée à son système nerveux pour augmenter ses performances. Mon travail auprès de lui visait à comprendre ses motivations profondes

Que faites-tu aujourd'hui ?

J’enseigne l’anthropologie à l’Université de Lausanne. L'anthropologie s'intéresse à la façon dont les êtres humains comprennent le monde qui les entoure et dont ils agissent avec les gens qui les entourent. Je fréquente toujours des laboratoires de recherche pour essayer de comprendre quel avenir nous préparent les ingénieurs qui conçoivent les technologies du futur.

Qu'est-ce qui est le plus cool dans ton travail ?

Tout! J’aime faire de la recherche et essayer de comprendre le monde dans lequel je vis et j’aime aussi beaucoup les échanges avec les étudiant·e·s.

Quels sont tes plus grands défis ?

Faire comprendre au plus grand nombre que, dans une perspective anthropologique, la technologie n’est pas neutre, qu’elle traduit des valeurs qui lui pré-existent et qu’elle donne vie à un projet de société implicite.

Quelles sont les questions sociales qui te intéressent le plus ?

Dans quel type de société vivront-nous demain? Cette organisation sociale sera-t-elle viable pour l’humain que nous connaissons aujourd’hui?

Patrick Linder

Le micro-biologiste Patrick Linder est notre expert pour le futur scénario du génie génétique chez l'homme.

 

Quel a été ton premier pas dans la vie professionnelle ?

Travail de diplôme universitaire dans le laboratoire du Professeur Werner Arber, qui a reçu le prix Nobel en 1978 pour la découverte des enzymes de restriction

Que faites-tu aujourd'hui ?

Je suis enseignant à la Faculté de Médecine à Genève. En même temps je dirige un groupe de recherche qui s’intéresse à la régulation de la pathogénicité de la bactérie Staphylocoque doré

Qu'est-ce qui est le plus cool dans ton travail ?

L’interaction avec des chercheuses et des chercheurs.

Quels sont tes plus grands défis ?

De ne pas perdre le courage. La recherche est souvent difficile et répétitive. Mais, quand on a trouvé quelque chose de nouveau, on est largement récompensé.

Quelles sont les questions sociales qui te intéressent le plus ?

Comment préserver et augmenter le respect vers l’autrui et l’environnement.

Porträt von Patrick Linder

Quentin Ladetto

Porträt von Quentin Ladetto

Quentin traite de la question de savoir comment le soldat suisse combattra en 2050. Vous pouvez trouver son scénario ici.

 

Quel a été ton premier pas dans la vie professionnelle ?

Ayant fait des études passablement longues, j’ai eu la chance de réaliser un travail de doctorat avec l’industrie sur le sujet de la navigation pédestre sans système satellitaire (GPS ou autre).  Mon premier travail hors contexte académique fut d’industrialiser et de donner vie sous forme de produit à ce qui avait été réalisé sous forme de concept et de prototype durant ma thèse.

Que faites-tu aujourd'hui ?

Aujourd’hui je suis responsable du programme de recherche en prospective technologique au sein d’armasuisse sciences et technologies. Le but principal du programme est d’anticiper les technologies de rupture (i.e. qui vont provoquer des changements radicaux dans la façon de faire certaines choses) et de comprendre leurs implications pour le monde militaire et sécuritaire en général et l’armée Suisse en particulier.

Qu'est-ce qui est le plus cool dans ton travail ?

Il y a beaucoup d’aspects cool dans ce travail, par exemple le fait de pouvoir s’intéresser à toutes les nouvelles technologies et d’être en contact avec les entités les développant, cela avant qu’elles arrivent sur le marché. Anticiper l’utilisation de ces technologies, leurs effets sur la société et l’armée, leur acceptation: toutes ces questions font que l’on est toujours stimulé et confronté à de nouveaux défis.

Quels sont tes plus grands défis ?

Un des plus grand défi, lié à la prospective en général, est celui de l’écoute et du partage de l’information. Comment sensibiliser les gens à des thématiques futures alors que la plupart sont débordés avec des tâches quotidiennes? Comment prioriser les thématiques et en présenter les opportunités aussi bien que les dangers tout en restant aussi objectif que possible? Et un des défi le plus important: comment motiver les gens au changement alors que le présent est si confortable (mais pas nécessairement durable)!

Quelles sont les questions sociales qui te intéressent le plus ?

Plutôt que des questions, je suis plus intéressé à découvrir et comprendre les vrais intérêts derrières les décisions (politiques et autres) qui sont prises. Celles-ci sont rarement celles communiquées officiellement. Beaucoup de questions sociales en résultent avec toujours pour conséquences des gagnants et des perdants: les découvrir est un jeu de piste passionnant et fort instructif!

Jean Daniel Strub

Jean Daniel est notre expert en éthique. Il vous accompagnera dans tous les quatre thèmes.

 

Quel a été ton premier pas dans la vie professionnelle ?

Après de longues années en tant que coursier à vélo (pendant mes études), j’ai été assistant à l’université. Par la suite, j’ai eu la chance de passer une année en tant que "boursier politique et science“ au sein des services du parlement de l’assemblée fédérale, avant de reprendre la direction du secrétariat de la Commission nationale d’éthique pour la médecine humaine. 

Que faites-tu aujourd'hui ?

Je suis éthicien indépendant à Zurich et co-dirige, entre autres, le laboratoire d’éthique de l’innovation „ethix“ (www.ethix.ch). 

Qu'est-ce qui est le plus cool dans ton travail ?

Le travail interdisciplinaire et la collaboration avec mes collègues jeunes très dynamiques. 

Quels sont tes plus grands défis ?

Nous sommes persuadés que l’éthique fait partie intégrante d’un business-model durable et couronné de succès (et doit le faire encore davantage). Cependant, faire passer ce message s’avertit parfois difficile au vu de la réalité dans laquelle évoluent les entreprises et des dynamiques des marchés. 

Quelles sont les questions sociales qui te intéressent le plus ?

Ce sont les questions de justice sociale et d’égalité des chances, ainsi que les questions de l’égalité des genres. Je suis actif en politique (membre du parlement de la ville de Zurich et vice-président de l’association männer.ch) et apprécie beaucoup l’opportunité de contribuer activement aux débats. Inspiré par ces fonctions, je m’intéresse également vivement à tous les aspects de l’innovation en politique et au sein de l’administration. 

Porträt von Jean Daniel Strub

Grégoire Kubski

Porträt von Grégoire Kubski

Grégoire représente le mode de pensée politique dans notre discussion. Il participera à la vidéoconférence.

 

Quel a été ton premier pas dans la vie professionnelle ?

Je m’intéressais aux questions en lien avec la politique lorsque j’étais au Collège du Sud à Bulle, et je suis allé assister, par curiosité, à une assemblée de la Jeunesse socialiste fribourgeoises. Après plusieurs assemblées, j’ai choisi d’y adhérer. J’y ai compris que l’engagement dans un parti permettait de bénéficier d’une structure intéressante pour débattre de sujets de société, mais surtout une structure qui permet d’avoir un impact et faire changer les choses qui nous entourent par des actions concrètes et coordonnées.

Que faites-tu aujourd'hui ?

Aujourd’hui, je suis avocat et je travaille au sein de la Préfecture de la Sarine, à Fribourg, où l’on gère la crise sanitaire du COVID19 pour tout ce qui se déroule dans les etablissements médico-sociaux du canton, ce qui n’est pas tous les jours évident. En parallèle, je suis élu au Grand Conseil fribourgeois (parlement du canton) et au Conseil général de la Ville de Bulle (parlement communal), où j’essaie de faire avancer les choses, dans un monde politique où les membres des conseils sont principalement des hommes et souvent de près de 60 ans, d’où la nécessité de s’engager !

Qu'est-ce qui est le plus cool dans ton travail ?

Ce qui est cool, c’est lorsqu’une idée que vous avez discuté autour d’une bière avec vos ami-e-s du parti, aboutit à un résultat concret. Par exemple, nous avons lancé l’initiative pour la transparence dans le financement de la politique un soir entre ami-e-s, puis nous avons déposé le texte, récolté les signatures. Et finalement, la population fribourgeoise a accepté à près de 66% cette initiative et notre texte figure aujourd’hui dans la Constitution fribourgeoise.

Quels sont tes plus grands défis ?

C'est un grand défi que de faire participer les jeunes à la vie politique et de les motiver à voter. Lorsqu’on voyage à l’étranger, on découvre la chance que l’on a de pouvoir participer aux grandes décisions qui donnent les directions à prendre à notre gouvernement. Il y a quelques années, j’étais en Iran où les gens ne pouvaient pas croire qu’on votait en Suisse sur l’achat d’avions de combat ou sur l’octroi d’un revenu de base universel. Si les jeunes ne participent pas aux votations, ce sont les retraité-e-s qui décident pour nous, alors que l’avenir est plutôt de notre côté.

Quelles sont les questions sociales qui te intéressent le plus ?

Ça peut paraître barbare, mais ce sont les questions institutionnelles : comment faire pour que la relation de confiance entre l’Etat et les citoyen-ne-s puissent être intensifiée ? Que faire pour que la population s’intéresse et surtout participe aux débats et se sente intégré dans le processus décisionnel.